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Les vêtements sont-ils toxiques pour ma peau?

Infos et astuces pour se protéger:

8 sastuces pour protégé de mes vêtement

Les vêtements sont notre seconde peau, nous les quittons qu’à de rares moments. Ils changent et s’adaptent aux saisons.

Avec la sciences ils évoluent dans leurs performances jusqu’à devenir de vrais outils technologiques.

Aujourd’hui, les coûts de fabrication et les procédés technologiques font que le prix d’un vêtement n’a jamais été aussi bas depuis l’invention même du prêt-à-porter.

 Mais ce prix très bas, ne serait-il pas la sirène d’alarme ?

Sommaire:

  1. Les vêtements sont ils vraiment toxiques?
    1. Petit rappel:
    2. Quels sont les produits chimiques présents dans nos vêtements?         
  2. Existe-t-il vraiment un risque pour la santé du consommateur?
  3. 8 Astuces pour me protéger des vêtements toxiques pour ma peau.

1 -Les vêtements sont ils vraiment toxiques?

1-1 Petit rappel:

Les produits (ou agents) chimiques sont omniprésents!

Il s’agit de substances pures ou de mélanges commercialisés ou non.

Ils sont d’origine naturelle ou synthétique, fabriqués de façon intentionnelle ou non.

On les rencontre sous différentes formes (solide, liquide, gazeuse…).

Un agent chimique est considéré comme dangereux s’il est capable d’engendrer un dommage sur la santé, la sécurité et/ou l’environnement.

Le risque chimique:Est un risque lié au contact avec un agent chimique. Par voie respiratoire, cutanée ou digestive.

Au travail, nous utilisons ou manipulons les agents chimiques de façon délibérée lors d’une activité particulière (entretien des locaux, réparation…). Mais nous pouvons également les « subir » via les poussières, fibres, émanations…

Dans les boutiques de prêt-à-porter, le détachage des textiles et le nettoyage des locaux induisent l’utilisation de produits chimiques d’entretien. S’ajoute à cette exposition, celle liée aux substances présentes dans les tickets de caisse, la monnaie, les cintres…, ou encore les textiles : teintures, biocides, apprêts (lustrant, agent de blanchiment, ignifugeant…)…

Les vêtements regorgent de molécules chimiques qui peuvent passer dans l’organisme et, selon leur persistance, s’y accumuler. Certaines sont toxiques, allergisantes, voir cancérigènes à plus ou moins long terme.

1-2 Quels sont les produits chimiques présents dans nos vêtements?

On ne fait pas de robe en coton rose fluo sans produits chimiques

ni d’imperméable sans pétrole.

Du bulbe de coton au vêtement, le chemin d’un arsenal de produits toxiques:

La culture des matières premières: cultivées intensément et rapidement avec des OGM et pesticides insecticides.

-La teinture: modifier la couleur d’un textile par absorption d’un colorant, celui-ci nécessite souvent un fixateur.

-Les apprêts: C’est l’ensemble des différents traitements mécaniques ou chimiques qui servent à améliorer ou à modifier l’aspect final des étoffes après la tein­ture ou l’impression. Certains traitements physiques ou chimiques modi­fient l’aspect ou l’épaisseur des étoffes (donner une brillance aux étoffes, infroissabilité, imperméabilisation…).

-Le stockage et le transport: l’injection de gaz dans les conteneurs lors du transports des vêtements, un gaz destiné à désinfecter la marchandise et à éradiquer les parasites (champignons, rongeurs, insectes ..).

-Le diméthylformamide: solvant utilisé pour le traitement des tissus est toxique pour le foie.

La liste de ces produits chimiques est longue je ne vous en cite que quelques exemples:

-Le formaldéhyde: utilisé comme fixateur de colorants et d’apprêts, pour rendre les tissus infroissables, résistants et hydrofuges, peut provoquer, même à faible dose, des irritations de la peau et des yeux, des allergies cutanées et respiratoires, et est suspecté d’être cancérigène.

-Les sels métalliques:  utilisés pour intensifier et stabiliser les couleurs (sulfate de cuivre, bichromate de potassium…), sont irritants, allergènes et/ou cancérigènes selon les sels.

-Les phtalates: utilisés comme plastifiants pour faciliter le collage des motifs sur les fibres, sont des perturbateurs endocriniens, entravant le développement normal des organes sexuels.

-Les composés perfluorés :(exemple : fibres Téflon), utilisés pour un repassage facile, ainsi que les polybromodiphényléthers, retardateurs de flammes, sont des perturbateurs endocriniens, provoquant problèmes d’infertilité ou de développement, cancers, déficits immunitaires ou perturbations du développement neurologique.

-Les colorants azoïques: sont l’un des principaux types de colorants utilisés par l’industrie textile. Toutefois, certains colorants azoïques subissent une dégradation en cours d’utilisation et libèrent des substances chimiques baptisées amines aromatiques, dont certaines sont cancérigènes. L’UE a interdit l’usage des colorants azoïques qui libèrent des amines cancérigènes dans tout textile qui entre en contact avec la peau humaine.

-Les composés alkylphénoliques: fréquemment utilisés comprennent les nonylphénols (NP), les octylphénols et leurs éthoxylates, notamment les éthoxylates de nonylphénols. Les NP sont largement utilisés dans l’industrie textile pour les procédés de nettoyage et de teinture. Leur similitude avec les hormones œstrogènes naturelles peut perturber le développement sexuel de certains organismes, entraînant tout particulièrement la féminisation des poissons.

Au cours du mois d’avril 2012, les équipes de Greenpeace ont acheté des vêtements de 20 grandes marques du prêt-à-porter et les ont analysés.

Les tests en laboratoire ont révélé que de nombreux vêtements contenaient des ethoxylates de nonylphénol. Cette substance toxique se dégrade en un composé encore plus dangereux, qui est aussi un perturbateur endocrinien.

Depuis 2012 plusieurs marques se sont engagées dans la Détox et ont accepté de cesser d’utiliser des produits chimiques dangereux d’ici 2020.

Leurs progrès ont été analysés, lien de l’article: https://www.greenpeace.fr/defi-detox-les-tops-et-les-flops-des-marques-textiles/

2 Existe-t-il vraiment un risque pour la santé du consommateur?

Nos vêtements sont en majeure partie fabriqués dans les pays émergents et en développement.

La mise au point des vêtements dans ces pays n’est pas régie sous les mêmes normes qu’en France et qu’en Europe (très peu de lois concernent l’environnement et l’éthique de travail ainsi que la traçabilité d’un produit). Y exiger nos normes est quasiment impossible.

En France et en Europe ces normes nous garantissent que ces produits chimiques et perturbateurs endocriniens ne dépassent pas un certain seuil.

Mais le manque de contrôle sur ces vêtements fabriqués en Asie et importés en France nous trompe sur leurs garanties.

Les marques, elles mêmes se reposent sur l’honnêteté de leurs usines dont la traçabilité ne peut être garantie à 100%.

Les produits toxiques et perturbateurs endoctrinien, (les NPE et le NP sont connus pour perturber le rôle des organes reproducteurs des organismes vivants, entraînant alors des problèmes de fertilité) provoquent chez les ouvriers et populations avoisinant les usines textiles, la stérilité de ces populations avec entre autre un nombre impressionnant de fausses couches chez les femmes.

Les gens souffrent ici de cancers des organes internes – reins, estomac, œsophage, col de l’utérus, sein.

On retrouve curieusement les même symptômes en France et en Europe sur une plus faible partie de la population. Notamment les vendeurs et vendeuses des magasins sont en permanence au contact de ces nouveaux vêtements reçus de chine et placés tels quels dans les rayons.

Ces substances se libèrent dans le magasin, les vendeurs souffrent des mêmes problèmes de fausse couche etc, ainsi que des irritations du nez, de la bouche, des yeux, de la gorges , vertiges , maux de tête.

Pour le consommateur, il n’est pas prouvé qu’un tel vêtement récemment acheté peut poser ce genre de problème sur le court terme. Mais l’accumulation de ces substances autour de nous n’est pas anodine pour notre santé car certains phémoles sont absorbés par la peau. Il y a tout lieu de se préoccuper sur un risque à long terme. (Notamment les sous vêtements ou vêtements de sport avec lesquels notre sudation rentre en contact, favorisant l’absorption par notre peau.).

Ce dont on est sûr, c’est que les  produits chimiques de l’industrie textile ont pour conséquence de polluer les eaux.

Les procédés archaïques de fabrication (des pays émergents et en développement) sont une passoire pour les produits chimiques qui se déversent et se mélangent dans les fleuves et points d’eau environnants.

Les poissons absorbent ces substances et nous les mangeons, d’une manière ou d’une autre nous finirons par les absorber.

1 → Laver le vêtement

Laver tout vêtement neuf avant de le porter!

Ayez ce réflexe car c’est l’action la plus efficace pour se débarrasser d’une grande partie des substances chimiques, même si celles-ci ne partiront pas entièrement.

2 → Sentir le vêtement

illustration, fillette qui renifle un vêtement.

Sentir celui-ci peut paraitre tellement simple et bête mais c’est tellement révélateur des potentielles substances toxiques qu’il contient.
Et ici VOUS êtes votre meilleur juge.
Quand vous sentez une odeur pas agréable qui ressemble à un mélange de plastique et produits chimiques, un peu piquante dès l’entrée du magasin, ressortez directement.

Ne vous arrêtez pas là, même si l’odeur du magasin n’est pas dérangeante, sentez quand même le vêtement que vous voulez acheter. Si l’odeur ne vous plait pas ne l’achetez pas.

3 → Eviter les apprêts trop agressifs:

illustration: tee-shirt froissé

Les vêtements: infroissables.

-Infroissables

-Dits sans repassage

-Facile à nettoyer.

Tous ces vêtements sont à bannir car ils ont une forte teneur en composés perfluorés (PFC), tels que les fibres Téflon. Les perturbateurs endocriniens, provoquant problèmes d’infertilité ou de développement, cancers, déficits immunitaires ou perturbations du développement neurologique.

4 → Les couleurs “fluo”:

illustration d'un tee-shirt

Si vous hésitez entre deux couleurs de tee-shirt prenez celui qui a la couleur la moins flash. Les couleurs douces sont bien souvent plus modérées en teinture et fixateur que leur copine “fluo”.

5Repérer les labels:

Si vous souhaitez rechercher des labels ne vous référez seulement qu’à ceux ci:

illustration logos textils

Car la certification «biologique» ne s’intéresse qu’à l’étape de la culture du coton.

Une fois le coton   biologique récolté, il rejoint souvent les mêmes centres de transformation que les autres textiles conventionnels. Il subira les mêmes traitements, subira des colorations avec des produits contenant des métaux lourds.

Bien souvent, le consommateur face à une gamme de produits «conscious» ou qui «respecte la planète» n’y voit que du feu et croit faire une « bonne action pour la planète ». Tromperie!

6 → La composition du vêtement:

Regardez l’étiquette de composition.

Privilégiez les matières naturelles comme le coton, la laine, le lin, la soie … avec le plus grand pourcentage possible  (ex: 100% lin). Ils laisseront mieux respirer votre peau.

7 → Allez en friperie

illustration de la devanture d'une friperie

Et oui ces vêtements on déjà été portés et lavés plusieurs fois, c’est donc l’ancien propriétaire qui s’est chargé de faire disparaitre pour vous la quasi totalité des substances toxiques!

De plus c’est une bonne occasion d’alléger son budget vêtements ainsi que son empreinte sur la planète 😉

8Regardez l’étiquette de fabrication:

Made in ?

La provenance est un super indicateur!

Bien que plus cher, privilégiez tant que possible un vêtement fabriqué en pays développé (Europe, Etats unis, Australie).
Les normes et les contrôles y sont beaucoup plus nombreux et exigeants. De plus ceux-ci sont généralement de meilleures qualité et vous dureront plus longtemps.

Freinez au maximum vos achats pour un vêtements fabriqué en Chine Bangladesh… à bas prix, qui sont ce que je peux appeler des vêtements mouchoirs. Ils sont très beaux, mais ils nous font une seule saison.

N’oubliez pas ces astuces et conseils lors de vos prochaines emplettes.

Votre peau vous remerciera.

Pour allez plus loin, un excellent reportage : «Textile, mode toxique ?»de Sophie Bonnet et Antoine Demonet dans Envoyé spécial:   https://www.youtube.com/watch?v=4iEEDsU7YX8

Le site internet de Greenpeace : http://toxiques.greenpeace.fr/?_ga=1.253994760.1623905669.1484767512

Sources pour cette article:

Le CMSM:  https://www.cmsm.fr/Ressources/Habillement%20agents%20chimiques.pdf

Greenpeace:  https://www.greenpeace.fr/defi-detox-les-tops-et-les-flops-des-marques-textiles/

Consoglobe:  http://www.consoglobe.com/consommation-vetements-dangereux-sante-cg/2

Illustrations : Gael Heux  https://www.facebook.com/GHface/

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